De ce matin d’automne, j’ai encore en mémoire cette sensation de plénitude qui me portait lorsque je découvris aux premières heures de la journée la nature s’éveiller. Au loin, les oiseaux s’agitaient et chantaient, créant des raisonnances jusqu’au fond de la vallée. J’esssayais de faire oublier ma présence, de me vêtir de la robe animale. La rosée du matin portait encore les empreintes d’une vie nocturne, secrète et imprévisible. Soudainement, un gibier apparut sous mes yeux. Le mouvement précipité de ses ailes lui fit perdre quelques plumes, que je m’empressai de ramasser. Ces plumes ponctuaient de couleurs vives et automnales le sol perlé d’eau. Encore chaudes, je pouvais ressentir à travers elles cet animal fugitif, cette vie sauvage qui venait de m’échapper.


















         

          







 



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